Albums, romans graphiques, BD et mangas

Coucou,

Dans cette bullette, je vous retrouve afin d’échanger avec vous concernant les albums, mangas, bd et romans graphiques. En effet, étant passionnée par la littérature et voulant devenir illustratrice, je m’y intéresse énormément alors j’avais très envie de vous faire un article afin de vous en parler un peu plus et aussi de vous expliquer comment les différencier car ce n’est pas toujours facile. J’espère que cet article vous plaira, pour ma part j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire 🙂

Parmi les quatre catégories d’ouvrages que je souhaite évoquer avec vous, il y en a deux qui sont plutôt facile à différencier et deux autres plus complexes.

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Débutons ensemble avec la catégorie des albums qui font partie des ouvrages faciles à différencier.

L’album est une forme d’ouvrage littéraire caractérisé par un mode de narration fondé sur l’utilisation conjointe de l’image et du texte. Le récit est généralement court et s’associe parfaitement aux illustrations afin de créer un véritable lien entre les deux. D’ailleurs, cela créé une double narration : par le texte et par les illustrations.

Les différents aspects qui composent les albums tels que les techniques graphiques (dessins aux crayons,  dessins numériques, etc…), les couleurs, les matières, la typographie, la typologie, etc…sont essentiels. Il faut aussi faire attention à la catégorie d’âge à laquelle l’histoire est destinée afin d’adapter le graphisme en conséquence. En effet, on ne développera pas trop les détails de dessins pour les bébés ou enfants en bas âge alors que les détails seront plus poussés pour des enfants un peu plus grands.

Un album est un livre de littérature jeunesse mais cela n’empêche pas un public d’ados ou d’adultes d’en lire car c’est toujours très intéressant et personnellement je prends beaucoup de plaisir à me plonger dans ce genre d’ouvrages que je trouve très apaisant. Ce sont des outils extraordinaires d’enrichissement culturel qui procure souvent une forme de plaisir et peuvent aussi attirer l’attention sur des sujets essentiels. Mais ce sont aussi des outils porteurs d’émotions par la forme et le contenu. Certains albums ont la particularité de ne pas comporter de texte, le sens est alors entièrement porté par les images et elles ont ainsi encore plus d’importance. D’ailleurs, je trouve que ce genre d’albums est  très intéressant car cela permet de développer l’imaginaire du lecteur qui doit inventer une histoire en se basant sur les illustrations et émotions qu’il ressent.

La signification des images a donc vraiment une forte importance dans ce cas d’album sans texte mais aussi pour tous les autres albums. En effet, dans certains d’entre eux, l’image fournit une structure narrative qui facilite grandement la découverte de la matérialité du texte. La lecture est facilitée par l’illustration et l’image permet aussi aux enfants qui ne savent pas lire de comprendre une histoire sans les mots. Dans d’autres albums, l’illustration est absolument nécessaire pour comprendre le sens implicite exprimé. L’implicite a d’ailleurs son importance pour un album car c’est un genre littéraire complexe où tout n’est pas dit ouvertement car ce sont souvent des œuvres qui font appel à la réflexion du lecteur. Et c’est pour cela que celui-ci peut revêtir différentes formes parmi lesquelles l’implicite des illustrations, du récit, des personnages, du message, l’humour, etc…

Vous l’aurez donc compris, les albums sont des ouvrages extrêmement importants et lourds de sens en littérature jeunesse.

Avant de passer à une autre catégorie d’ouvrage, je souhaite vous parler un peu plus de la typologie des albums. Pour rappel, ce terme correspond à un système de classification. Et ici, nous allons donc ensemble parler des différentes typologies d’albums :

–     Les albums classiques mélangeant narration et illustration qui laissent place à l’imaginaire du lecteur.

–     Les albums sans texte qui mettent l’accent sur les illustrations.

–     Les albums documentaires qui abordent des sujets particuliers avec des textes explicatifs, des illustrations mais aussi des documents divers tels que les photographies, les cartes, les tableaux, les frises chronologiques, etc…mais attention à ne pas les confondre avec les encyclopédies car ce genre d’albums est vraiment destiné à un thème ou sujet précis et pas à un mélange de sujets qui sont développés comme les encyclopédies.

–     Les imagiers qui se composent de diverses images qui sont à chaque fois associées à un mot, cela permet de faire découvrir en général aux enfants en bas âge le vocabulaire associé à l’image qu’ils observent.

–     Les abécédaires qui ont exactement le même principe que les imagiers sauf que cette fois-ci, chaque page propose l’image d’un objet, d’un lieu ou d’un personnage associée à la première lettre du mot illustré et ces lettres sont souvent classées dans l’ordre alphabétique.

–     Les albums de jeux que j’aime aussi appeler les albums découvertes qui permettent à l’enfant de s’amuser à découvrir l’ouvrage grâce à des manipulations par l’utilisation de languettes, de rabats, de tirettes, des pliants-dépliants, des images mobiles, des images avec des matières à toucher ou encore des livres à musique, etc…le but étant de développer la curiosité de l’enfant et aussi sa motricité fine.

Les albums sont de véritables sources de diversités invitant généralement à la réflexion, à l’imagination, à l’émerveillement, etc.…et personnellement je trouve qu’ils sont de véritables sources de richesse que ce soit pour les lecteurs mais aussi pour les auteurs et illustrateurs.

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Ensuite, intéressons-nous maintenant aux mangas qui sont aussi une catégorie d’ouvrages graphiques faciles à différencier. Ce n’est pas mon genre de prédilection et ce sont des ouvrages que je lis vraiment très rarement mais qui sont pourtant merveilleux d’un point de vue graphique.

Afin de nous intéresser à ce genre littéraire, je vous invite à me suivre pour un petit moment « Histoire de l’art ». Tout d’abord, le manga a été inventé par le caricaturiste Katsushika Hokusai (1760-1849) et signifie littéralement « image dérisoire ». Les œuvres de Hokusai étaient des estampes caricaturant des personnages populaires. Ce type de représentation, leur style et leur audace, ont fini par donner naissance à une forme d’expression graphique à part entière qui s’est développé de plus en plus. Mais attention, au Japon, le terme manga désigne tout simplement la bande dessinée au sens large, alors qu’en Occident il a une signification et une connotation typique japonaise. Néanmoins les codes et les particularités du manga font de celui-ci une BD à part entière même si c’est avec un style bien spécifique et typique de ce genre d’ouvrages. Une grande différence existe entre eux : le style de la narration. En effet, au Japon l’auteur place les personnages au centre de l’intrigue, et facilite l’identification avec le lecteur alors qu’en Europe c’est le décor qui prend souvent plus de place car il a une fonction narrative beaucoup plus importante qu’au Japon où l’aspect humain est primordial. Attention, il l’est aussi en Europe mais beaucoup moins ou d’une manière différente. Concernant le style des dessins, dans les mangas on peut généralement observer plusieurs styles graphiques dans une même page et donc dans un même ouvrage alors que dans les BD le style est toujours le même pour un ouvrage complet.

Maintenant que je vous ai parlé de ces aspects, je souhaite revenir un peu plus sur l’histoire du manga. Au Japon, pour le manga tout débute avec les magazines de prépublication. Ce sont des magazines qui visent tous un public différent, selon l’âge, etc… Ils paraissent en général sous la forme d’hebdomadaires pas chers et les Japonais les lisent durant leur trajet en transport en commun avant de les jeter par la suite ensuite (un peu comme des journaux). Ceux-ci sont imprimés en noir et blanc sur du papier recyclé et comportent une dizaine de chapitres de manga différents, obligeant les studios à une créativité et à une production accrue. Mais vous allez me dire que ce n’est pas ce que nous connaissons en France ? Et bah non, parce qu’en fait les mangas débutent ainsi avant d’évoluer lorsqu’une série plaît au public. Celle-ci est alors publiée dans un format poche et souple : celui que l’on trouve en France sur du papier de meilleure qualité d’impression. C’est ainsi que nous pouvons découvrir les mangas tels que nous les connaissons. Au Japon, le manga fait partie intégrante de la vie quotidienne, 40% des livres achetés sont des manga alors qu’en France cela se développe beaucoup mais pas à ce point (enfin pas à ma connaissance tout du moins). Dès le plus jeune âge, l’histoire ou la religion sont enseignées dans les écoles primaires grâce aux manga, dans la rue on trouve des distributeurs qui en contiennent, les affiches publicitaires sont omniprésentes, des séries sont diffusées à la télévision, etc…il y a donc une vraie culture manga qui existe là-bas. En France, nous n’avons pas ce genre de culture avec des livres dans des distributeurs, etc…nous voyons naitre depuis quelques années des boites à lire un peu partout mais ce n’est tout de même pas la même culture. Vous l’aurez donc compris, le manga est facile à différencier des autres catégories d’ouvrages et d’ailleurs, une autre petite particularité permet de le différencier. Il se lit à l’envers, c’est à dire que nous commençons pas la fin pour revenir au début, enfin le début se trouve à la fin du livre, l’inverse de ce qu’on connaît nous pour nos livres.

Vous êtes toujours là ? Parfait !

Nous allons pouvoir poursuivre avec les BD et romans graphiques qui sont les plus compliqués à différencier. Alors qu’est-ce qu’une BD et qu’est-ce qu’un roman graphique . Et pourquoi est-il aussi difficile de les différencier ?

Une bande dessinée plus connue sous le raccourci BD est une forme d’expression artistique et graphique considérée comme le 9èmeart. En effet, grâce à une juxtaposition de dessins ou d’autres types d’images fixes qui ne sont pas uniquement photographiques, la BD permet de créer une histoire articulée en séquences narratives grâce aux différentes cases sur chaque planches et le plus souvent accompagnés de textes. Ce terme peut aussi désigner une forme d’expression, c’est-à-dire la technique en tant que telle, mais aussi ce qui supporte la BD (livres de différentes formes, support numérique, etc…). C’est vraiment un genre littéraire à part entière avec de diverses spécificités :

  • La composition de la page avec généralement les formes, couleurs, agencements qui nous sautent aux yeux. Cette ensemble d’images composent les planches.
  • Le récit présent dans les vignettes ou cases à l’intérieur de bulles traduisant les paroles ou pensées des personnages. D’ailleurs, il existe un fil conducteur entre les cases, c’est généralement la présence d’un même personnage ou tout du moins d’un élément commun à chaque cases afin de créer un lien. Les images forment des séquences narratives à elles seules. Plus elles sont nombreuses et plus le lecteur a une impression de rapidité.

C’est une forme d’ouvrage vraiment très travaillé, que ce soit au niveau de la présentation, de la typographie, de la typologie, des dessins, des couleurs, des techniques, etc…il doit y avoir fusion des styles narratifs et des styles de dessins. L’intérêt est de la BD est d’initier à la lecture de l’image et d’interroger les rapports entre texte et image, il faut donc vraiment que nous retrouvions une cohérence entre le côté narratif et les visuels car c’est ce qui va constituer l’originalité du genre et sa particularité. Lire de la BD permet de réconcilier de nombreuses personnes en difficultés avec la littérature dites classique mais tout le monde peut en lire car elle procure à très grand plaisir à chacun. Personnellement c’est un genre littéraire que j’apprécie énormément car je le trouve très apaisant et j’adore me plonger dans les illustrations.

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Quant au roman graphique, c’est un terme littéraire et graphique permettant de désigner un ouvrage plus long qu’une BD comportant des illustrations et des textes qui ne sont pas sous forme de cases, un peu comme un gros album mais plus épais. C’est aussi un terme qui correspond à un genre de bande dessinée ou un format de publication. Pour bien le comprendre et ne pas le confondre, personnellement, je pense dans ma tête que ce genre d’ouvrages est un mélange d’un album et d’une BD : un peu comme un roman classique mais avec moins de texte et des illustrations en plus.

Mais alors pourquoi la BD et le roman graphique sont-ils si complexe à différencier ?

Tout d’abord, ils sont difficiles à différencier car des fois, les deux se confondent. En effet, il est tout à fait possible de mélanger les deux genres dans un même ouvrage. Ensuite, je trouve personnellement que la différence la plus notable à discerner est pour le roman graphique. Les caractéristiques qui définissent le roman graphique sont les suivantes : il s’agit d’un texte illustré, d’un graphisme soigné, l’ouvrage est plus épais qu’une BD et en un seul tome. Donc normalement, on peut définir la BD par l’antithèse de cette première définition, c’est-à-dire, un format compact, un récit en bulles, serait en plusieurs tomes et toujours avec une qualité graphique importante. Sauf ce n’est pas tout à fait cela, comme vous avait pu le voir au-dessus, les deux définitions sont très proche.

D’un autre point de vue, dans la culture artistique on qualifie la bd de 9èmeart, malheureusement c’est un art qui a eu du mal à s’affirmer et qui a longtemps été rejeté de la littérature même si maintenant il correspond à un art à part entière. Hors, lui ajouter « une branche »avec un travail artistique presque similaire casse un peu cette évolution de la BD en 9èmeart car du coup le roman graphique correspondrait, à une évolution alors qu’en fait, chacun de ces deux genres littéraires sont des arts à part entière. C’est cela qui complique la différenciation.

Personnellement, je vois la BD comme un 9èmeart et le roman graphique comme un 10èmeart car pour moi ce sont vraiment deux catégories graphiques et littéraires qui se ressemblent mais qui sont sur le fond différentes.

On pourrait aussi considérer le roman graphique comme une rencontre entre deux arts : la littérature et la bande dessinée. Et ainsi, cela serait aussi plus facile de différencier les deux. Le souci qui est donc posé est celui de la définition donnait aux arts qu’il soit littéraire ou artistique alors qu’ici, il suffit d’associer les deux.

Afin de terminer cet article en beauté, je vais vous inviter à aller lire l’article de ma copine Pauline qui nous propose un très joli challenge auquel je vais personnellement participer. Si vous souhaitez vous joindre à nous, je vous invite à aller lire son article sur son blog et à aller voir sa vidéo sur YouTube. De notre côté, nous vous attendons pour participer avec nous et échanger tous ensemble ! D’ailleurs, si cela vous intéresse je vous ferai une petite sélection d’ouvrages que l’on peut lire pour répondre à ce challenge dont certains que je vais personnellement lire.

J’espère que cet article vous a plu. J’ai adoré l’écrire car il me permet de partager avec vous certaines connaissances que j’ai pu acquérir grâce à mes cours. N’hésitez pas à venir discuter avec moi, me poser des questions si vous en avez ? Me dire si vous aimez ce genre d’ouvrages ?

2 commentaires sur “Albums, romans graphiques, BD et mangas

  1. Ping : Mon programme pour le mois en bulles – « Rêve ta vie en couleurs, c’est le secret du bonheur. » Walt Disney.

  2. Ping : Petit blabla entre vous et moi – 2 – « Rêve ta vie en couleurs, c’est le secret du bonheur. » Walt Disney.

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